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Réalité des J.T.
Combat en faveur d'une protection sociale pour les JJTT PDF Imprimer Envoyer

Participation de la JOC de Thaïlande à la Journée mondiale pour le travail décent

arrondi.jpgLe 7 octobre à 9 heures du matin, une multitude de personnes arrivées de partout se sont rassemblées au Monument du Roi Chulalongkorn. Elles sont venues célébrer une journée merveilleuse pour tous les travailleurs du monde: la « Journée mondiale pour le travail décent ». Cette journée est l'occasion de se mobiliser pour le changement. Chaque pays fête ce jour à sa façon. Parfois l'accent est mis sur des conditions de travail plus dignes, parfois sur la revendication de droits sur les lieux de travail. En Thaïlande, la campagne visait principalement à mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il signe dès que possible les conventions 87 et 98 de l'OIT. La Thaïlande est l'un des rares pays à n'avoir pas signé ces conventions qui portent sur la protection du droit syndical et du droit d'organisation et de négociation collective.

En Thaïlande, nous sommes bien conscients des conséquences qu'engendre la non-signature des conventions par notre gouvernement. La législation thaïlandaise elle-même contient certaines dispositions qui vont à l'encontre des principes établis par ces conventions, à savoir le droit d'organisation et de négociation collective. Chez nous, les travailleurs ne sont pas en mesure de défendre leurs intérêts. Par exemple, les travailleurs des entreprises publiques ne peuvent pas se joindre à ceux des entreprises privées pour réclamer le respect de leurs droits. Et les travailleurs d'un lieu de travail déterminé ne peuvent pas présenter de revendications au nom des travailleurs d'un autre lieu de travail. Dans la pratique, les travailleurs qui forment un syndicat sont toujours licenciés pour des motifs légaux. Et dans le même ordre d'idées, bien que la loi prévoie une sécurité sociale pour tous (y compris pour les travailleurs en sous-traitance), le problème des pensions trop peu élevées et d'une mauvaise protection sociale demeure une réalité là où les syndicats n'existent pas. Les employeurs ont également tendance à transgresser cette loi. Cette situation est la conséquence de la non-signature de ces conventions. Il est indispensable que les syndicats et tous les travailleurs puissent s'unir pour défendre les intérêts de chaque travailleur. À titre informatif, seuls 500 000 travailleurs sur les 35 millions que compte le pays sont syndiqués, soit 1,4 pour cent, ce qui est très peu.

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Augmentez les salaires des travailleuses agricoles ! PDF Imprimer Envoyer
women workersEn Inde, il n’est pas facile d’être femme. Il n’est pas facile non plus d’être dalit. La femme dalit est doublement opprimée, parce qu’elle est femme et parce qu’elle est dalit. Sa vie est faite de discrimination et d’injustice. La JOC d’Inde connaît bien ce problème car la majorité de ses membres sont dalits et elle mène des actions concrètes sur le terrain pour que les choses changent. En voici un exemple, à Pulimateau, un village de l’Etat du Tamil Nadu. Cette action a été menée avec des jeunes travailleuses agricoles.

Origine de l’action
A Pulimateau, les jeunes travailleuses agricoles recevaient un salaire journalier de 30 roupies (0,75$). A titre indicatif, un kilo de riz (aliment principal en Inde) coûte déjà 15 roupies. Dans leur groupe JOC, ces jeunes femmes ont calculé que pour subvenir aux besoins élémentaires d’une famille de cinq personnes, il fallait un minimum de 150 roupies par jour. Elles ont également examiné en profondeur leurs conditions de vie et de travail. Voici leur analyse.
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