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Les droits des migrants sont des droits humains, peu importe où et quand PDF Imprimer Envoyer

 

Le Forum de consultation de la société civile des îles du Pacifique sur le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières était une réponse donnée par les parties prenantes de la société civile pour réclamer que les migrations vers et depuis la région du Pacifique se fassent dans la dignité. Cette consultation régionale était organisée aux Fidji les 2 et 3 novembre 2017 par de grandes organisations de la société civile, entre autres le Forum des migrants d’Asie, Justice et Paix et le Sydney Asia Pacific Migration Center. La Jeunesse Ouvrière Chrétienne Internationale (JOCI) d’Asie-Pacifique était représentée par Nanang Ibrahim.

 

Le forum a réuni des représentants d’organisations non gouvernementales, de mouvements de jeunes, de syndicats, d’institutions éducatives, du secteur des entreprises, ainsi que des particuliers, qui ont débattu d’enjeux fondamentaux en matière de droits humains et de bonne gouvernance en lien avec le processus de mise en œuvre du Pacte mondial de l’ONU sur les migrations.

 

Principaux enjeux dans la région d’Asie-Pacifique


Selon les estimations d’un rapport des Nations Unies, l’Asie-Pacifique compte 62 millions de migrants originaires des quatre coins du globe, et la région est à l’origine des migrations internationales de plus de 102 millions de personnes. Il s’agit principalement de migrations de main d’œuvre dans le cadre desquelles les migrants acceptent des emplois peu qualifiés dans des pays en développement. L’année dernière, les transferts d’argent opérés par les travailleurs migrants d’Asie-Pacifique vers leurs pays d’origine se sont élevés à près de 269 milliards de dollars, représentant une partie importante du produit intérieur brut de certains pays.

 

Néanmoins, nombreux sont les migrants qui sont confrontés à la discrimination et à la violation de leurs droits en raison de leur race, leur genre, leur origine ethnique ou leur culture. En tant que non-citoyens dans leur pays de résidence, et en tant que non-résidents dans leur pays d’origine, les migrants sont souvent oubliés à la fois dans leur pays d’accueil et dans leur pays d’origine.

 

Les principaux problèmes auxquels se heurtent les migrants sont notamment le travail saisonnier, les violations de contrat, l’absence de sécurité sociale, l’exploitation, les inégalités de genre, les bas salaires, la privatisation des services publics et la marchandisation. Le forum a vivement condamné le trafic illicite de personnes, y compris de mineurs non accompagnés et de femmes en situation de vulnérabilité, le travail forcé et les formes contemporaines d’esclavage.

 

Croyances et valeurs fondamentales


En premier lieu, en tant que droit humain, la vie humaine est sacrée. La protection de la sécurité, de la dignité et des libertés fondamentales de tous les migrants du Pacifique qui entrent dans la région ou qui la quittent est, en toutes circonstances, une obligation. Sur le plan spirituel, l’accent a été mis sur la connaissance holistique et le lien de dépendance entre les humains et la nature.

 

Le forum a déclaré que « s’alignant sur les valeurs de réciprocité, résilience, consultation et dialogue promues par la région du Pacifique, nous appuyons l’idée que des partenariats plus solides doivent être promus entre les pays du Pacifique, les gouvernements, les organisations régionales, les ONG, les organisations de la société civile, les syndicats, les jeunes, les acteurs du secteur privé, les institutions éducatives et les chercheurs, les organisations de migrants et les associations confessionnelles, afin de renforcer les collaborations étroites qui facilitent et garantissent les migrations sûres, ordonnées, régulières et inclusives dans le Pacifique ». Il a ajouté que « la voix du Pacifique doit être entendue dans tous les dialogues et processus importants régissant les migrations induites par le changement climatique aux niveaux national, régional et mondial, débouchant sur des instruments contraignants. »

 

Les migrations et les Objectifs de développement durable


L’Agenda 2030 reconnaît la valeur économique des migrants : les travailleurs migrants sont expressément pris en compte dans l’Objectif 8 sur la croissance économique et le travail décent pour tous, et ils sont clairement mentionnés dans l’Objectif 10 cible 7 qui appelle à faciliter « la migration sans danger, régulière et responsable, notamment par la mise en œuvre de politiques de migration bien gérées ».

 

Certes, les migrations et les transferts d’argent constituent un aspect important du développement d’un pays, mais les gouvernements doivent reconnaître que les migrants se trouvent dans une situation précaire et ils doivent avoir pour principe de « ne laisser personne en marge ». Le groupe a appelé les gouvernements du Pacifique à repenser et à mobiliser les ressources, mécanismes et technologies nécessaires pour une meilleure protection et une assistance accrue, un développement durable, l’éradication de la pauvreté et la prévention des conflits qui reposent sur les valeurs des pays du Pacifique.

 

Le changement climatique

 

Un communiqué conjoint élaboré au forum précise que « le changement climatique est source de vives inquiétudes pour les pays des îles du Pacifique. Il constitue une menace existentielle, notamment en générant une perte de terres causée par l’érosion côtière et les inondations, une perte d’autodétermination et un obstacle pour l’accès à l’eau, en portant atteinte à la souveraineté alimentaire, et en déracinant et déplaçant des populations du Pacifique qui entretiennent des liens spirituels et culturels avec leur terre et la mer. Ces liens sont notamment reflétés par l’enterrement des cordons ombilicaux dans la terre et par les droits héréditaires des peuples du Pacifique qui symbolisent leur profonde relation avec la terre et l’océan. Les gouvernements des îles du Pacifique doivent considérer comme une priorité les migrations induites par le changement climatique et promouvoir leur reconnaissance et inclusion dans le Pacte global pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

 

Action prioritaire : les droits humains des migrants


La plupart du temps, les migrants sont forcés de vivre et de travailler dans des conditions de précarité et de vulnérabilité. Ils ont peur de se plaindre car ils seront privés de leurs droits et libertés. Cela conduit souvent à des discriminations, à leur exploitation et à leur marginalisation.

 

Divers groupes présents au forum poursuivront leur plaidoyer en faveur des droits des migrants, y compris à une vie digne et un travail décent.

 

La JOCI poursuivra son programme local de formation axée sur les compétences et de cours de langue visant à faciliter l’intégration sociale des migrants et des réfugiés. Nous nous référons ici à une action mise en place par la JOC d’Australie. Une initiative similaire est menée sur un autre continent, l’Europe.

 

La JOCI prône une approche de la migration basée sur les droits humains, plaçant les migrants au centre des politiques migratoires et de la gouvernance. Les migrants doivent jouir d’une égalité des chances, notamment d’une égalité d’accès à l’éducation, à la santé, à un travail juste, au logement et à d’autres programmes et politiques des gouvernements.

 
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