| Semaine internationale de la jeunesse travailleuse-Histoire |
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« La JOC opte pour l'éducation de la MASSE des jeunes travailleurs. C'est la tâche prioritaire et spécifique qu'elle s'est assignée en vue d'atteindre les objectifs de libération du peuple ».TE
En 2008, la JOCI a tenu son conseil international où elle a défini sa campagne en faveur de la protection sociale : un travail juste, une éducation de qualité pour la vie et le travail et l’instauration de l’égalité des genres dans les relations sociales et au travail pour tous les jeunes travailleurs et travailleuses. Nous avons également défini une série d’activités qui se retrouvent dans notre plan d’action international. Elles constituent un moyen divertissant et conscient de donner une forme et une couleur à notre campagne. Parmi ces activités figurent la Semaine internationale de la jeunesse travailleuse qui a lieu du 24 avril au 1er mai.
Un peu d’histoire
La Semaine internationale de la jeunesse travailleuse célébrée par la JOCI du 24 avril au 1er mai trouve son origine au Brésil. Il faut remonter à près de quarante ans. « La Semaine a eu lieu pour la première fois en 1970 et a été institutionnalisée lors du conseil national organisé la même année. » En d’autres termes, la JOC du Brésil, pourtant en pleine dictature militaire, réalisait des activités visant à attirer l’attention de la masse des jeunes travailleurs.
Tirant parti de cette expérience positive de la JOC du Brésil, la JOCI a instauré la Semaine internationale de la jeunesse travailleuse. La Semaine nationale de la jeunesse travailleuse lancée en 1970 s’est donc transformée en semaine internationale en 1985 sur décision du Conseil mondial qui s’est tenu à Madrid (Espagne) en 1984.
Depuis lors, chaque année, la JOCI choisit un thème spécifique sur la réalité de la jeunesse et pour chaque thème, elle lance des débats et recherche des solutions dans le cadre d’innombrables activités.
Avant la décision du Conseil mondial de Madrid
Toujours à propos de l’histoire de l’instauration de la Semaine internationale, nous citerons Rafael Caldera, ancien militant de la JOC du Venezuela, qui a dit : « Dans l’histoire de la JOC, la SIJT n’a pas toujours existé. Je crois savoir qu’il s’agit d’une décision prise il y a 25 à 30 ans. Mais il existait par contre des événements de ce genre aux alentours du 25 août, date emblématique dans les années antérieures, car c’est le 25 août 1957 qu’a eu lieu la plus grande concentration de jeunes travailleurs à Rome. C’est ce jour qui est devenu officiellement la Journée internationale de la JOC. Mais ainsi le veut la dynamique de l’histoire, aujourd’hui la SIJT a lieu à un moment emblématique pour la classe ouvrière, le 1er mai.
Ce qui est sûr, c’est qu’avant même que soit institutionnalisé le 1er mai à la JOC, des activités étaient déjà organisées, la JOC était dans la rue pour diffuser son message par le biais de sa revue « Juventud trabajadora », par sa présence à des marches, dans les quartiers, à la porte des usines. La vente de Juventud trabajadora générait tout un processus : écrire des articles, faire des interviews, chaque groupe organisait des assemblées de jeunes travailleurs pour discuter, préparer la vente, débattre du contenu de la publication. C’était une occasion pour que les militants mobilisent les jeunes se trouvant dans leur rayon d’action pour qu’ils participent à cette dynamique. Par exemple, on se mobilisait en groupe. En fonction des capacités, 30 ou 40 jeunes sortaient dans la rue pour vendre la publication et/ou discuter de son contenu avec les acheteurs. » La SIJT 2010
Les jeunes travailleurs réunis au Conseil mondial 2008 en Inde ont sagement défini la SIJT comme étant l’une des activités stratégiques permettant de renforcer les actions du mouvement pendant la période 2008-2012. Il s’agit d’une activité réalisée pour mobiliser la masse des jeunes travailleurs. Avec la mise en œuvre de notre campagne internationale, il devrait s’agir de l’un de nos objectifs principaux, à savoir, diffuser nos actions et propositions auprès de la masse des jeunes travailleurs et par voie de conséquence, garantir une augmentation du nombre de militants et/ou de jeunes en contact avec le mouvement.
C’est dans cette perspective que nous aimerions proposer ce qui suit pour la SIJT 2010 : Objectif général :
A travers l’action organisée et réalisée par la JOCI aux niveaux national, continental et international, contribuer à ce que les jeunes travailleurs aient accès à une protection sociale qui leur permet de répondre à leurs besoins immédiats et futurs.
Objectifs spécifiques :
Résultats :
Stratégie fondée sur la méthode
« L'éducation et l'organisation, ainsi que l'extension du mouvement, se font à travers les militants engagés dans les situations concrètes, agissant de concert avec leurs camarades jeunes travailleurs. » - DP
Une SIJT qui forme :
En tant que mouvement d’éducation de la masse des jeunes travailleurs, la JOC tire parti de la SIJT pour provoquer chez les jeunes une prise de conscience de leur réalité et à partir de là, pour augmenter le pouvoir qu’ont les jeunes de résoudre leurs problèmes immédiats et lutter pour une transformation de la société qui leur permet de vivre dans la dignité. Une SIJT qui organise :
La JOC croit que la libération du peuple est possible et par conséquent que la libération des jeunes travailleurs est possible à travers l’organisation de ces jeunes. Elle tire parti de la SIJT pour encourager les jeunes à mettre en place des structures ou des communautés d’action qui permettent aux jeunes d’unir leurs forces autour d’objectifs communs, pour la révision de l’action et pour découvrir collectivement le sens le plus profond de leur vie. Une SIJT qui revendique :
La JOC croit que l’action menée par l’ensemble des jeunes travailleurs entraîne des changements dans leur vie et dans leurs conditions. Par conséquent, elle profite de la SIJT pour dénoncer, sensibiliser et formuler des revendications aux institutions compétentes (État, entreprises et société en général), leur réclamant une amélioration des conditions de vie et de travail des jeunes et de la classe ouvrière en général. Thème à travailler pendant la SIJT :
La JOCI est convaincue que revendiquer une « protection sociale pour toutes et tous » est le meilleur moyen d’assurer le développement social, économique et culturel des jeunes dans tous les pays. Pour la JOCI, la protection sociale est un droit des jeunes travailleurs qui contribue à une société qui vit la valeur de la solidarité. Ce droit est assuré par des programmes, des politiques et des lois qui garantissent un travail juste et stable, une sécurité économique, la santé, le droit à l’éducation, ainsi que l’égalité et la liberté pour une vie digne. Cette sécurité permet aux jeunes travailleurs de se développer intégralement et d’apporter leur contribution à la société.
Cette définition prend tout son sens car : Nous définissons la protection sociale comme étant un droit. Par conséquent, cela répand au sein de la société le sentiment que chaque personne en a besoin et devrait en bénéficier.
Néanmoins, étant donné que tous les « droits » conquis par les travailleurs et travailleuses au fil de l’histoire de la société sont instables – c’est-à-dire que nous pouvons les perdre –, des changements défavorables aux travailleurs et autres personnes peuvent survenir. Cela signifie que nous devons lutter pour ces droits … pour les conquérir, les défendre, les préserver ou les améliorer.
Dans notre définition, la protection sociale contribue également au renforcement de la valeur de la solidarité. Nous pouvons dire que la solidarité a différentes dimensions, dont une plus subjective : quand nous parlons de solidarité, nous parlons du sentiment d’amour qui unit les êtres humains, qui renforce nos relations et nos liens d’amitié, qui préserve notre affection et notre dévouement envers l’autre, le prochain.
Nous pouvons mentionner une autre dimension plus objective : ceux qui possèdent le plus dans la société doivent partager avec ceux qui ont moins ou qui n’ont rien. En d’autres termes, une véritable solidarité dans la société ne peut se construire que par le biais de la répartition équitable des richesses. Notre définition précise que ceci est assuré par des programmes, politiques et lois instaurés par nos États nationaux.
La JOCI a également défini que le principal mécanisme pour garantir cela est essentiellement un travail stable et juste pour toutes et tous. D’autres mécanismes tels que la sécurité économique, la santé, le droit à l’éducation ou l’égalité et la liberté s’avèrent également indispensables.
Par conséquent, notre prochaine Semaine internationale de la jeunesse travailleuse veut faire bouger les jeunes travailleurs et leur faire prendre conscience du besoin de lutter pour ces objectifs qui ne sont pas uniquement ceux de la JOC mais ceux de l’ensemble de la société.
Activités à réaliser « La JOC rejoint également les personnes par des moyens qui facilitent et complètent les efforts de l'action militante; par exemple par des enquêtes, des rassemblements, des congrès, des rencontres, des bulletins, des activités, des campagnes spéciales, des comités d'action, des services. » - DP
Tous les mouvements nationaux (au niveau local ou national) pourront réaliser leurs propres activités spécifiques, en faisant le lien avec notre campagne internationale et avec les objectifs spécifiques et les résultats mentionnées dans le présent document. Au niveau international, nous voulons :
Les jeunes travailleurs et travailleurs valent plus que tout l’or du monde. Nous continuons à croire en cette pensée de Cardijn... Allons conquérir les cœurs de la masse des jeunes travailleurs ! L’Equipe internationale Newer news items:
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