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Jeunes travailleurs, acteurs du changement PDF Imprimer Envoyer

Derrière les événements dans les pays arabes

« Soit nous vivons dans la dignité, soit nous mourrons dans la dignité. »

altL’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi, jeune chômeur de 26 ans harcelé par la police dans la ville tunisienne de Sidi Bouzid, a été l’étincelle qui, le 17 décembre dernier, a mis le feu aux poudres dans les rues arabes. Elle a tout d’abord déclenché la « Révolution du jasmin » en Tunisie (le jasmin est la fleur nationale de la Tunisie), obligeant le Président Zine El Abidine Ben Ali et son gouvernement à partir. Puis, elle a enflammé la Place Tahrir du Caire, en Égypte, forçant le Président Hosni Moubarak et son gouvernement à quitter le pouvoir. Aujourd’hui, elle brûle dans les rues des capitales et autres villes de Libye, du Bahreïn, du Yémen, d’Algérie et de Jordanie. À la source de cette étincelle qui a provoqué un énorme incendie, il y a des millions de jeunes.

 

 

 

Pourquoi cette flamme ?

 

« Paix, liberté et dignité », « Liberté, pain et travail », « Non à la misère, non au chômage », tels sont les mots qui reviennent dans les chants, les cris et les slogans scandés par les millions de jeunes qui défilent dans les rues des pays arabes. En écoutant attentivement leurs cris, nous percevons le sentiment d’abandon de ces jeunes ; ils voient que leurs capacités ne sont pas mises à profit dans leur pays, entraînant finalement une paupérisation. Nous découvrons aussi qu’un petit cercle de gens ne cesse de s’enrichir et accapare tous les pouvoirs.

 

Comment est né cet embrasement ?


Internet et les moyens électroniques ont eu une grande influence sur ces événements. En quelques minutes, il est possible de diffuser à travers le monde les dernières images des soulèvements sur les chaînes d’information qui fonctionnent 24 h sur 24 et 7 jours sur 7, sur YouTube, et même par téléphones portables. Par ailleurs, des millions de gens font partie de réseaux de communication et maintiennent le contact par courriel, SMS, Facebook, Twitter, etc. Les réseaux sociaux sont des armes puissantes de mobilisation des jeunes en colère et désarmés.
À méditer !


Les jeunes d’aujourd’hui sont souvent qualifiés de « je-m’en-foutistes » et accusés de ne « pas se sentir concernés » par des questions qui les touchent pourtant ou par les problèmes sociaux qui affectent leurs communautés. Ils sont également taxés d’ « indifférence » face aux questions politiques qui les affectent eux et leur pays. Les actions menées par les jeunes dans les rues des pays arabes sont venues balayer ces accusations. Ce sont les jeunes qui ont joué un rôle de premier plan dans la planification et la mise en œuvre du soulèvement et de la révolte. Leur action pour obtenir la liberté, du pain et un emploi s’est poursuivie pendant des semaines jusqu’à la victoire. Cela montre que les jeunes sont prêts à s’engager dans une longue lutte sans que leur élan initial ne s’essouffle au fil du temps.


Leur action et leur victoire sont le témoignage aux yeux du monde que les jeunes s’impliquent, se sentent concernés et ne demeurent pas indifférents aux problèmes qui les touchent.


Les technologies modernes de communication sont très puissantes. Nombreux sont ceux qui reprochent aux jeunes d’être constamment sur Internet, Facebook, Twitter, etc., et de perdre leur temps. Notre regard sur les jeunes qui se servent de ces technologies modernes s’est révélé erroné. Ils ont fait de ces moyens de communication une arme moderne permettant de mobiliser un grand nombre de personnes pour apporter un changement social. Leur utilisation réussie des technologies est une référence pour les mouvements sociaux et associations qui organisent les jeunes en vue de provoquer des changements sociaux.


L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé l’Année internationale de la jeunesse (AIJ) du 12 août 2010 au 11 août 2011. Il s’agit d’un appel adressé à la jeunesse du monde entier pour qu’elle prouve qu’elle compte dans ce monde. À travers les événements survenus dans les rues des pays arabes, les jeunes ont prouvé au monde qu’ils comptaient. Il s’agit également d’une invitation lancée aux jeunes confrontés à la misère et au chômage pour qu’ils prouvent, eux aussi, qu’ils comptent dans ce monde.


La dignité de la personne est l’aspect de la vie qui revêt le plus de valeur. Elle vaut plus que tout l’or du monde – pour paraphraser Cardijn. Elle est sacrée et il ne faut jamais y porter atteinte ou la bafouer. Nous sommes nés dans ce monde pour découvrir notre valeur, notre dignité. Les jeunes qui ont participé au soulèvement ont pris conscience de ce qu’ils valaient. Ils ont compris que leur vie avait un sens. Ils ont pris conscience de leur dignité. Ils ont compris qu’ils devraient vivre dignement.


Une fois que nous prenons conscience de cela, nous commençons à croire que la vie vaut la peine d’être vécue. Cela débouche sur toute une suite de changements dans notre vie. Nous commençons à prendre conscience de notre pouvoir, de notre potentiel, de nos capacités. Nous vainquons notre peur et sommes prêts à relever n’importe quel défi. Nous nous engageons à défendre cette dignité. Nous agissons pour que soient respectées notre dignité et notre valeur jusqu’à donner notre vie, comme l’a fait Mohamed Bouazizi (le jeune Tunisien qui a sacrifié sa vie pour restaurer sa dignité et celle de millions de jeunes).


« La JOCI croit en la capacité de chaque jeune travailleur de découvrir son importance et sa dignité, de réfléchir à toutes les questions qui le concernent, de décider des domaines où il veut s'engager. » - Déclaration de Principes de la JOCI
 
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